Qu’est-ce que l’hypnose « quantique » ?

 

Régulièrement, des personnes me posent la question.

 

Je vais répondre en quelques mots.

 

Cette approche vise à mettre de l’infini au cœur du fini. C’est une approche que l’on dit «holistique» comme l’était la Gestalt à une époque, c'est-à-dire que le tout est dans chaque partie.

 

Elle implique de remettre en cause la réalité apparente construite par le regard de l’observateur ainsi que ses cinq sens.

 

En philosophie, on retrouve cette idée dans Spinoza, plus récemment dans Maurice Merleau-Ponty, Gaston Bachelard, Gilles Deleuze… et d'autres.

 

On la retrouve aussi dans le bouddhisme, l’hindouisme, le Taoïsme, le Tantra.

Des principes similaires sont apparus par la physique quantique qui remet la conscience au sein même de la matière dès le congrès de Solvay qui réunissait les plus éminents physiciens en 1937.

 

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Concrètement, que se passe-t-il ?



Il s’agit d’amener le sujet à se donner moins d’importance et toute l’importance. De lui faire prendre conscience qu’il n’est rien et à la fois la personne la plus importante au monde, car sans lui, le monde n’existerait pas, ce qu'exprime aussi l'hypnothérapeute canadien Gaston Brosseau.

 

La notion d’oxymore s'avère primordiale en hypnose quantique comme dans le Taoïsme : les contraires sont imbriqués et non contradictoires. (Exemple : une nuit lumineuse, une douceur abrupte, une caresse rêche...)

 

On travaille sur une variation de la place du sujet qui peut prendre toutes les places possibles, et non sur les causes et les symptômes.

 

Quand le sujet trouve une place plus confortable, quand le dé jeté repose sur une autre face, et mieux roule à l'infini sur la tranche... ce qui avait besoin d’être apaisé s’apaise , se restructure ce qui avait besoin d’être restructuré.

 

Ceci se réalise soit sous une forme de résilience, pour reprendre le terme de Cyrulnik, soit en empruntant une nouvelle voie parmi une multitude de voies possibles.

 

Il s'agit alors de régresser puis renaître à partir de l'œuf originel, le Un, le Tout, œuf cosmique des premiers indigènes ou monde implié de David Bohm en physique quantique.

jusqu’à lors, le sujet n’avait emprunté qu’une voie parmi des milliards disponibles.

En un mot, l’hypnose quantique ouvre des chemins de liberté en entrant à l'intérieur du temps et abandonnant les premières croyances.

 

Il ne s'agit pas de faire varier des éléments sur un seul plan, comme par la métaphore d'une hypnose strictement éricksonienne, mais de provoquer un changement de plan de l'ordre d'un saut quantique.

 

Cette approche permet d’accéder à ce que d’autres nommeraient impossible. Le travail joue dans l'ordre d'un miracle qui se banalise. Ainsi, des « guérisons » se font en une séance.

Élargir sa vision est élargir le champ des possibles.

 

La matière est la place du sujet qui se libère pour une nouvelle affirmation du Je, plus fluide.

Les stades, ou étapes, amenés par le thérapeute qui devient guide sont le calme, le plaisir du calme, la puissance calme intérieure puis la bienveillance.

 

Cette hypnose quantique allie une approche énergétique et spirituelle à l'hypnose éricksonienne.

 

Le "Je sais" de Nisargadatta Maharaj, le  "Un cours en miracles" et les "Dialogues avec l'ange" se retrouvent mêlés à l'hypnose plus classique, à la physique quantique de Bohr, Einstein, Dirac, à celle plus pointue de David Bohm.

Les images de Bachelard et de Merleau-Ponty sont présentes, comme les travaux sur la résonance morphique de Scheldrake.

 

De même est toujours présent le précurseur de cette approche qu'a été François Roustang.

D’autres peuvent aller encore plus loin que moi par une hypnose régressive ou des dialogues avec les défunts comme le docteur Charbonnier.

 

Auparavant, ont apparu des dialogues avec des vies antérieures ou avec des éléments de matière, ce que l’on retrouvait dans les expériences de Stanislav Grof.

D'autres, comme Barbara Ann Brennan travaille uniquement à partie de l'univers bioénergétique.



En rester à une hypnose uniquement éricksonienne est ne même pas entrer dans le vingtième siècle alors qu'on arrive au quart du vingt et unième siècle.